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Hygiène - Salubrité

Eau potable
Dernière mise à jour : 30/05/2010

 

L'eau potable à Pibrac

 
La dernière émission de France 3, « Du poison dans l'eau du robinet », diffusée le lundi 17 mai 2010, nous a interpelés !
Qu’en est-il exactement à Pibrac ? D’où vient notre eau potable ? Quelle est sa qualité ? Nous avons fait pour vous, une petite enquête et voici ce qu’il en résulte :
 
En Midi-Pyrénées l'eau destinée à la consommation humaine provient principalement des eaux superficielles (rivières, lacs, retenues) et d'eaux souterraines. Quatre bassins sont sollicités : Garonne, Tarn-Aveyron, Lot et Adour.
 
- Le barrage des Cammazes pour les populations Sud-Est (via l’Institution de la montagne noire)
- La Garonne ou le canal latéral pour les populations Nord et Est (via l’usine des cantons centre et Nord installé à Fenouillet)
- La Garonne ou l’Ariège pour les populations centre et Sud (via les usines de Pech David et Clairfont)
- Le canal de saint Martory pour les populations de l’Ouest toulousain (via l’usine de Tournefeuille).
 
Ce type d'alimentation se trouve essentiellement dans les zones à fortes concentrations en population où les ressources souterraines ne permettent pas ou plus de satisfaire en premier lieu la quantité nécessaire aux besoins journaliers.
 
Les aquifères[1] suivants sont utilisés :
 
- Les aquifères karstiques des calcaires des Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées) : Les eaux souterraines ont creusés au fil du temps des fissures et failles dans le calcaire (appelées "karsts"). Ces karsts induisent des vitesses de circulation rapides des eaux comme dans un tuyau, ne permettant pas toujours une filtration et une épuration optimale. Les variations saisonnières de débits peuvent être considérables et entraîner une pénurie en période sèche.
 
- Les aquifères fissurés grès, granites des Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées) : Ils se caractérisent par un pouvoir filtrant limité et de très faibles débits (quelques m3/heure). Ceci explique la présence de très nombreux captages dans ces zones et leur qualité parfois médiocre.
 
- Les aquifères poreux (nappes alluviales et sables inframolassiques) : les nappes alluviales sont localisées de part et d'autre des cours d'eau et sont soutenues par ces derniers. Peu profondes, elles sont sujettes aux pollutions nitratées, ce qui a entraîné l'abandon de nombreux captages (environ 75 captages en Midi-Pyrénées ces dix dernières années).
Les sables inframolassiques constituent un aquifère profond (>1000 mètres en bordure des Pyrénées), couvrant les 2/3 de la région (zone centrale : Gers, Haute-Garonne, Tarn et Tarn et Garonne). Les débits sont importants de l'ordre de 20 à 400 m3/heure. Cette nappe bénéficie d'une protection naturelle importante du fait de l'épaisseur considérable des terrains assurant la filtration ou son imperméabilité.
 
Et à Pibrac ?
 
Depuis le 1er janvier 2009, date du passage du Grand Toulouse en Communauté Urbaine intégrant la compétence de gestion de l’eau potable, c’est la CUGT (Communauté Urbaine du Grand-Toulouse), organisée en régie directe, qui assure la production, la distribution et la facturation de l’eau potable pour notre commune.
 
Ainsi, c'est l'ensemble du circuit de l'eau, de l'approvisionnement au traitement des eaux usées, qui est maîtrisé par la collectivité.
 
 Les tarifs proposés sont parmi les moins chers de la région Midi-Pyrénées et même du bassin Adour-Garonne, grâce à des frais de structure très limités. Ces tarifs défiant toute concurrence sont le fruit de cette gestion permettant de ne pas facturer de marges commerciales dans la mesure où aucun actionnaire n’est à rémunérer.
 
Notre commune est desservie par l’usine de Tournefeuille, située au lieu-dit "Le Petit Marquisat". L'eau brute est prélevée pendant la majeure partie de l'année dans le canal de Saint-Martory, à l'exception du mois de Mars qui correspond à une période de chômage du canal où elle est alors captée dans le lac de La Ramée. L’usine dispose également d'une autre prise d'eau sur le Touch qui peut être utilisée en cas de besoin (réserve de 1.5 millions de m3 dans le lac de Poucharamet).
 
Ainsi, Chaque année une moyenne de plus 7 millions de m3 sont produits par l’usine de Tournefeuille, qui a débuté son activité en juin 1967 et fait fonctionner trois tranches de production (625 m3/h qui lui confèrent une capacité de production de 37.500 m3 par jour) 24H sur 24 grâce à des équipements de supervision et de télétransmission particulièrement performants. Une 4ème tranche est programmée à horizon 2015 permettant d’adapter la production à la croissance forte de la population dans ce secteur de l’agglomération toulousaine.
 
La qualité de l’eau produite, peu calcaire, est également au rendez vous avec plus de 150 contrôles effectués chaque jours à l’usine et sur le réseau. Elle ne présente pas de pesticides et très peu de nitrates.
 
A titre d’information nous vous donnons la synthèse annuelle 2009, de la qualité de l’eau distribuée à Pibrac :
 
Cette synthèse est élaborée à partir de nombreux relevés automatiques comme ce dernier, en date du 6 mai 2010 :
 
Il est à noter que cette analyse ponctuelle, fait apparaître une conformité complète à l’exception de la valeur du paramètre de « conductivité à 25°c [2]» des Références de qualité, qui n’était pas comprise, ce jour-là, dans l’intervalle des valeurs admises (- 4µS/cm du minimum). Notre eau était donc très légèrement agressive au moment du prélèvement.
Cela ne présente pas de risque pour notre santé, mais pourrait avoir une incidence sur la corrosion des parties métalliques des canalisations de distribution d'eau potable, si cette valeur devait être confirmée sur le long terme; Ce qui n’est pas le cas puisque la synthèse annuelle 2009 de la qualité de l’eau à Pibrac, confirme bien que ce paramètre sur l’année ne présente pas de problème (Conductivité moyenne : 271 µS/cm).
 
En conclusion: Notre eau est de très bonne qualité et nous pouvons la boire tous, petits et grands, sans crainte pour notre santé.
 
De plus pour préserver notre pouvoir d’achat en ces temps de crises économiques, sachez que  l’eau du robinet, est 300 fois moins chère que l’eau commercialisée en bouteilles !!! et elle est plus conforme aux impératifs de développement durable.
 
Il est possible de retrouver toutes les informations détaillées concernant notre eau, sur les sites internet du Grand-Toulouse : http://www.grandtoulouse.org et de la DRASS Midi-Pyrénées : http://www.midipy.sante.gouv.fr .
 
 
 
Complément: traitement de l’eau
 
La filière de traitement comprend : le tamisage, l’acidification, la floculation, la décantation, la filtration, la post-ozonation, la neutralisation à la soude et la post-désinfection au chlore gazeux.
 
Tamisage : Le tamisage consiste à faire passer l’eau prélevée dans un tambour filtrant avec une maille métallique de 0.5 mm ce procédé enlève tous les corps en suspension dans l’eau.
 
Acidification Floculation : Le procédé qui permet de supprimer les éléments dissous dans l’eau est la floculation (création de particules ionisés par injection de sels métalliques puis attraction et regroupement de ces particules en petits conglomérats ou flocs) ; L’acidification permet d’augmenter cette floculation car l’efficacité des ions métalliques est maximum dans une fourchette précise de l’acidité. ces traitements sont réalisés dans des tours de mélanges ou l’eau est brassée par des agitateurs.
 
Décantation : Quand les flocs sont formés il suffit de ralentir l’eau en la faisant passer dans un ouvrage de grande dimensions ou les particules agglomérées vont se déposer en fond (décanteur) Une purge périodique du fond de l’ouvrage permet de supprimer ces dépôts.
 
Filtre à sable : Une fois décantée l’eau est dirigée sur une batterie de filtre composés d’une couche de 1m environ de sable de 0.1mm l’eau percole au travers de cette masse filtrante et est récupérée avec une limpidité de 0.5 nfu (le nfu est une unité de transparence de l’eau ). A ce stade l’eau est parfaitement claire mais non potable car elle est encore chargée en micro organismes.
 
Ozonation : La première phase de désinfection de l’eau. L’ozonation se pratique en injectant de l’air sec chargé en ozone dans une tour de contact (L’ozone est un puissant désinfectant qui détruit en quelques secondes tout organisme vivant) La période de contact est de quelques minutes. A la sortie des tours d’ozonation l’eau est stérile.
 
Neutralisation : La neutralisation permet de remettre l’eau à un Ph neutre (elle avait été acidifiée avant la décantation) ce procédé permet également de minéraliser l’eau.
A la fin de ce stade l’eau est potable et peut être stockée avant distribution dans des bâches d’eau stérile.
 
Chloration : Pour permettre à cette eau de conserver son caractère de potabilité et de ne pas être à nouveau souillée par des organismes on injecte dans l’eau un désinfectant rémanent qui permettra de conserver son caractère de potabilité chez les abonnés.
 
Distribution : La distribution de l’eau est assurée par une station de pompage intégrée à l'Usine elle comprend deux unités pour couvrir la totalité de la demande en distribution.
 
- La première unité assure le remplissage des bâches d'accumulation semi-enterrées des Stations relais d'En Jacca à COLOMIERS et de Panegans à TOURNEFEUILLE.
- La deuxième unité, composée de groupes de pompage à vitesse variable, débite directement sur le réseau de distribution pour desservir les Communes de TOURNEFEUILLE et de PLAISANCE-du-TOUCH et pour alimenter les bâches de stockage de la Station de reprise de PLAISANCE-du-TOUCH.
 
La Station relais d'En Jacca à COLOMIERS est équipée de trois cellules de pompage dénommées respectivement : COLOMIERS I, COLOMIERS II et PIBRAC.
 
-          La cellule "COLOMIERS I" refoule l'eau dans le Château d'Eau de COLOMIERS lequel dessert les habitants de la Commune et alimente gravitairement le réservoir surélevé de CORNEBARRIEU. Ce dernier distribue l'eau sur la majeure partie de la Commune. La partie restante de la Commune de Cornebarrieu est, quant à elle, desservie directement par le Château d'Eau de Colomiers.
-          La cellule "COLOMIERS II" comprend des groupes de pompage à vitesse variable qui débitent directement sur le réseau de distribution de COLOMIERS.
 
Le réseau de COLOMIERS étant largement maillé, la cellule COLOMIERS I fonctionne seule en période de faible consommation, alors que les deux cellules COLOMIERS I et COLOMIERS II, couvrent les besoins en période de forte demande.
 
-          La cellule "PIBRAC" refoule l'eau dans le réservoir surélevé de PIBRAC II. Celui-ci dessert une partie de la Commune et alimente le Château d'Eau de PIBRAC I utilisé pour distribuer l'eau sur la partie restante de la Commune.
 
Le Château d'Eau de TOURNEFEUILLE, dont le remplissage est effectué par la station de pompage de Panegans, est utilisé en période de faible demande pour satisfaire les besoins des Communes de TOURNEFEUILLE et de PLAISANCE-du-TOUCH.
 
Les Habitants de LA SALVETAT SAINT-GILLES sont desservis pendant la journée à partir des groupes de pompage à vitesse variable situés à la station de reprise de PLAISANCE-du-TOUCH. Cette dernière dispose également de groupes de pompage à vitesse fixe qui assurent le remplissage du Château d'Eau de LA SALVETAT SAINT-GILLES pour la desserte de la Commune pendant la nuit.


[1]Un aquifère est une couche de terrain ou une roche, suffisamment poreuse (qui peut stocker de l'eau) et perméable (où l'eau circule librement), pour contenir une nappe d'eau souterraine. Une nappe d'eau souterraine est un réservoir naturel d'eau douce susceptible d'être exploitée - Source wikipedia.
[2] Ce paramètre permet d'évaluer rapidement la minéralisation globale de l'eau et d'en suivre l'évolution. Sa valeur varie en fonction de la température. La conductivité est généralement mesurée en micro-Siemens par cm - µS/cm (la valeur en µS/cm correspondant approximativement à la salinité en mg/l), elle doit être comprise entre 200 µS/cm et 1 100 µS/cm. En dessous de la valeur minimale, l'eau est considérée comme agressive, tandis qu'au dessus du seuil maximal, l'eau serait considérée comme entartrante.


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